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MICHEL DE BRUXELLES

MICHEL DE BRUXELLES

Prenez du rire, des larmes, un soupçon de réflexion, des coups de coeur ou de colère, de l'étonnement, de l'abattement, du social, des infos marrantes, insolites, scientifiques, people, sérieuses. Mélangez le tout et découvrez mon blog qui se veut tout public.

Publié le par

sncb3 

 

 

 

 

stib1-copie-1.jpgPOURQUOI LES TRANSPORTS PUBLICS PENALISENT-ILS LES DEMANDEURS D'EMPLOI ?stib1
Vous êtes à la recherche d'un job et vous consultez frénétiquement les petites annonces puis, euréca, vous tombez sur une offre d'emploi qui semble correspondre à ce que vous recherchez. Vous contactez l'annonceur qui, par miracle, vous répond (si,si... par miracle). Vous prenez rendez-vous, passez les tests (entretien... ) et êtes retenu par l'entreprise qui cherche un collaborateur car vous correspondez tout à fait au poste demandé. Vous êtes prêt à signer un CDI. On vous présente le stylo, le contrat de travail mais, au moment de conclure, votre interlocuteur vous pose la question qui tue. "Avez-vous un moyen de locomotion ?"  Vous répondez : "Non, mais ce n'est pas grave car j'ai vu qu'à 20 mètres d'ici il y avait un arrêt de bus et de tram. D'ailleurs, je suis venu en bus."  La voix vous répond : "Ah mais ça va poser un problème, nous avons besoin d'un collaborateur avec véhicule."  Vous êtes interloqué et essayez de comprendre....

Pourquoi cette demande surprenante ? 
La raison invoquée par les employeurs, en particulier dans le sud du pays, est (d)étonnante.
Les Transports Publics étant trop souvent en grève, les entreprises doivent s'assurer que le futur salarié puisse se rendre à son travail... même lorsque les Transports Publics sont... indisponibles !!!

S'il n'y a pas, officiellement, de nécessité pour le demandeur d'emploi à posséder un véhicule, préférence sera cependant donnée à celui qui a un moyen de locomotion privé.

Si je ne me trompe, il y a là une forme de discrimination à l'emploi.

Deux questions aux représentants syndicaux du Transport Public :

Les syndicats des Transports Publics sont-ils conscients de cette situation perverse ?
La mission des syndicats n'est-elle pas de préserver l'emploi et d'aider aussi les chômeurs à (re)trouver un job ?

Conclusion : Complètement dépité, vous sortez de l'entretien sans votre contrat de travail et regardez le bus qui passe devant vous avec un regard assassin. 
   

AUTRE SITUATION UBUESQUE EN CORRELATION, CETTE

FOIS-CI, AVEC LA STIB (BUS BRUXELLOIS).
     
Monsieur X... a 56 ans et, derrière lui, une expérience de près de 30 ans dans le transport national et international. Il a été chauffeur-livreur, chauffeur-représentant, chauffeur-déménageur et j'en passe. En mars 2012, il a été victime d'un licenciement collectif (fermeture d'entreprise). Eu égard à ses années d'expérience et à la longueur de son CV, il a la certitude que si il postule pour un job de chauffeur il n'aura aucune difficulté à prouver ses qualités en tant que tel. Il envoie une lettre de candidature à la STIB qui recherche 150 chauffeurs. Quelques semaines plus tard, celui-ci est invité à des tests de sélection.

Les tests sont par ordre :
   
- Test d'intelligence abstraite et spatiale
- Test de français
   

- Entretien oral
- Test de connaissance du code de la route
- Test de conduite sur la route
- Test médical

Monsieur X passe d'abord les deux premiers tests et se rend bien vite compte que dans le test spatial, il a perdu les pédales. Mais, se dit-il, ce n'est pas le plus important. Les vrais tests de chauffeur arriveront ensuite et là ça se corsera.
Mal lui en prit. Lorsque, les deux premiers tests terminés, il se rendit auprès de l'examinateur, il entendit celui-ci lui dire : "Vous avez échoué. Vous n'êtes pas retenu".
Monsieur X sortit de la salle de test assommé et abasourdi. Lorsqu'il entra dans sa voiture, il craqua car il ne comprenait pas. La STIB avait besoin de chauffeurs et son CV était suffisamment étoffé que pour correspondre à ce poste. Il avait quand même roulé près de 30 ans en camion et jamais son intelligence n'avait été un obstacle à son métier. Ses clients ont toujours été ravis de ses services. Ses différents employeurs, des multinationales exigeantes, n'étaient pas n'importe qui (Unilever etc...)

Eh bien, Monsieur X s'est trompé. Pour travailler dans les bus bruxellois, il faut d'abord avoir une intelligence... spatiale et cela malgré votre CV en béton et 30 ans de route.

Quant à l'expérience... on fait comme sur internet. On clique sur "poubelle".

 

Ah, j'oubliais de vous dire. Monsieur X... c'est moi.

 Selon Madame Ledune, porte-parole de la STIB, ces tests auxquels doivent se soumettre tous les candidats, permettent d'avoir la certitude que ceux-ci ont la capacité de comprendre les consignes données, peuvent faire preuve d'une certaine autonomie ainsi que d'un raisonnement logique de base. Toujours selon Madame Ledune, les chauffeurs qui n'auraient pas réussi ce test spatial ne seraient pas apte à comprendre les changements de réseau, les déviations de trajet et le passage à l'éco-drive. Est-ce à dire que, en tant qu'ancien chauffeur-routier, je ne serais pas apte à comprendre ces consignes alors que j'y étais confronté journellement. D'où, l'absurdité de ce test que j'ai raté alors que j'ai toujours vécu ces situations que la subjectivité de ce test me conteste.

 

Si je conçois que, comme tout candidat, je dois réussir ces tests, j'en conteste les conclusions qui m'interdisent de retrouver un job... qui a été le mien pendant plus de 20 ans et cela, à la satisfaction de mes employeurs et des clients de ceux-ci. 

 

  





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SCANGA André 16/10/2012 15:19


Si je suis actuellement à la retraite (depuis 2007) je n'en oublie pas pour autant que je fus salarié à une époque où le nombre de personnes sans emploi était bien moindre. Ceci dit, les
conditions d'embauche à notre époque ne sont en rien comparables à ce qu'ont connu "nos anciens" ! Autrefois, les employeurs demandaient aux candidats à l'emploi de savoir travailler, maintenant
ils demandent d'être intelligents et instruits, même pour des postes de balayeurs ou de laveurs de vitres ! André de Marseille Sud (France) -

Emploi chauffeur 16/10/2012 13:37


il ya bcp de chose à découvrir sur ce blog!!

SCANGA André 09/07/2012 19:53


Les situations ubuesques dont sont confrontés les sans emploi belges sont les mêmes que celles des sans emploi français, et sans doute est-ce pareil en d'autres pays européens ! C'est justement
pendant les périodes de fort chômage que les entreprises font la "fine bouche" puiqu'il y a une grande réserve de main-d'oeuvre disponible. Si c'était la pénurie de salarié(e)s on ne regarderait
pas ton âge et on ne chercherait pas à connaître la qualité de ton cerveau. Pour les déplacements, véhicule personnel ou transport en commun, les employeurs ne feraient pas le tri, également en
ce qui concerne l'âge ! Hélas, nous ne sommes plus dans les années 50 / 60 où l'on ne courait pas après le travail, c'est lui qui venait à nous. Lorsque nous voulions changer d'entreprise,
c'était moins risqué qu'à notre époque ! André, retraité à Marseille. 

oscar 09/07/2012 17:48


Et qui teste le testeur ?

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