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MICHEL DE BRUXELLES

MICHEL DE BRUXELLES

Prenez du rire, des larmes, un soupçon de réflexion, des coups de coeur ou de colère, de l'étonnement, de l'abattement, du social, des infos marrantes, insolites, scientifiques, people, sérieuses. Mélangez le tout et découvrez mon blog qui se veut tout public.

Publié le par

 

 

        vieux  

 

Eh oui, si vous êtes né, vous allez vieillir, plus ou moins vieux et vous allez mourir. Et cela s'adressa autant aux investisseurs, directeurs, infirmiers, soignants et autres. Pour l'instant vous vivez modestement, agréablement, confortablement, luxueusement, tout dépend de vos revenus. Vous allez manger chez vous, au resto du coin, à la cantine du "resto du coeur" ou dans un 4 étoiles.

Vous avez encore la forme et vous faites du stretching dans un centre sportif de haut niveau ou aux installations gratuites mais abimées du parc, quand il y en a un.

Profitez-en bien car si vous devez aller en maison de soins parce que physiquement handicapé mais totalement lucide, vous aurez à choisir, une fois pour toutes, vos tartines à la confiture du matin, vos sandwichs du dimanche et si vous n'arrivez plus à couper votre viande, vous serez mis d'office au repas semi-liquide.                   
Si vous avez encore toutes vos dents, vous aurez beau mâcher, vous trouverez, trop souvent, un goût inconnu à ce qui semble être un steak purée carottes. Avec un peu de chance, vous aurez en face de vous à table, des personnes ayant un handicap semblable au vôtre. Dans tous les autres cas, vous partagerez la table d'une résidente plus malheureuse et plus handicapée que vous dont le comportement ne vous engagera pas à terminer votre assiette. Vous voudrez du thé....ah non, pas possible, il faudra vous contenter du même café qu'hier et avant-hier car le fournisseur de thés est en retard de livraison. Plus de choix, plus de repas gastronomique ni le bon plat du jour du bistrot d'en face.

Aujourd'hui vous marchez et courez encore vaillamment et si vous tombez, vous vous relevez. Demain quand vous serez tombé de votre lit au milieu de la nuit et que vous aurez sonné, appelé, crier, re-sonné, ré-appelé..., vous aurez à rester quelques heures par terre sans attention, sans soins, sans empathie. Bin oui, pas assez de personnel de nuit...Vous avez difficile à vous déplacer ? Quelqu'un vous descendra à la salle à manger. Toutefois, si vous faites un petit malaise avant l'heure des repas et surtout si cela se répète trop souvent : vous serez condamné à rester dans votre chambre et à y prendre le repas. Vous pourrez redescendre lorsque le médecin de la maison de soin ou la chef infirmière le décidera.

Si aujourd'hui vous travaillez ou profitez de votre pension bien méritée.
Demain, vous serez tout de même coincé dans "cette seconde résidence" et sans ressources physiques appropriées.

La coiffeuse, qui vous sera imposée, viendra aux horaires qui l'arrange. Et tout cela pour un prix unique et...prohibitif. Même chose pour la kiné et assimilés.

Je suis scandalisée et écoeurée de voir le manque d'humanité, d'attention et le lot d'indifférence avec lesquels des humains peuvent s'occuper d'autres humains. Je dénonce le non-respect de l'HUMAIN très âgé au profit de bénéfices purement commerciaux, d'investissements à grande échelle où les gouvernements ont leur part de responsabilité puisqu'ils financent une partie des lits.

              d'après un article de Pascale Dumont dans Vlan Bxl

 

"ouvrier en colère"
J'enfonce un peu plus le clou en donnant deux exemples.
Dans la "résidence" dans laquelle se trouvait ma mère, le personnel infirmier, dévoué mais submergé, n'arrivait pas à avoir des jours de congé. Pour se reposer, ce même personnel "profitait" du décès d'une des résidentes pour faire croire qu'il alait se recueillir dans la chambre de la décédée...alors qu'en réalité, ce personnel allait y dormir. C'était le seul subterfuge trouvé pour se "ressourcer".

Lorsque ma mère est décédée dans cette "résidence", son lit n'était pas encore froid, qu'une nouvelle résidente et sa famille se présentait à la porte de la chambre.
 



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