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MICHEL DE BRUXELLES

MICHEL DE BRUXELLES

Prenez du rire, des larmes, un soupçon de réflexion, des coups de coeur ou de colère, de l'étonnement, de l'abattement, du social, des infos marrantes, insolites, scientifiques, people, sérieuses. Mélangez le tout et découvrez mon blog qui se veut tout public.

Publié le par

 Eddy Debruyn dérangeait la direction. Il a été licencié au mépris des règles de la concertation sociale.

"Insubordination syndicale"! C'est le motif, sans aucune valeur légale, qu'a invoqué l'entreprise Boumatic pour licencier sur le champ Eddy, délégué syndical de la CSC-Metea, le lundi 7 novembre dernier. L'entreprise n'adresse aucun reproche précis au délégué à qui elle n'a d'ailleurs jamais adressé le moindre avertissement. Mais la manière dont il accomplit son travail syndical et son style direct dérangent. Durant son mandat, le délégué s'est beaucoup battu pour faire respecter les droits des travailleurs sous contrat à durée indéterminée et pour faire appliquer les règles en matière d'embauche de travailleurs intérimaires.

"Il est clair que notre délégué dérangeait la direction. Mais il dérangeait aussi l'autre grand syndicat, la FGTB qui a refusé de s'associer à notre action, souligne Jean-Pierre Dejardin, secrétaire  régional de la CSC-Metea.

Le lendemain de ce renvoi brutal, les travailleurs de la CSC-Metea ont arrêté le travail et annoncé un piquet de grève devant l'entreprise, le mercredi matin à 6h. Mais la FGTB a fait entrer ses travailleurs dès 5h. du matin.
"Ce sont des pratiques que l'on croyait réservées aux syndicats patronaux" regrettent les militants de la CSC-Metea.

               article extrait du journal "L'info" édité par la CSC

Je ne peux m'empêcher de faire un rapprochement entre le combat de ce courageux délégué syndical et le mien. En tout cas, pour ce qui est de la détermination à essayer de faire respecter les règles en matière d'embauche des intérimaires.

Cela me rappelle un courrier envoyé tout récemment à mon permanent syndical dans lequel je lui parle de ma détermination "jusqu'au boutiste" du respect de la cct58 en faveur des intérimaires. Dans cette correspondance, j'écris à mon permanent syndical et à mon secrétaire national que notre employeur ne respecte pas, dans son entièreté, cette cct58 et que donc les intérimaires y sont considérés, d'une certaine mesure, comme "malléables et corvéables à merci". Dans ce courriel, je rappelle à ma Fédération que les droits des intérimaires  sont bafoués et, jusqu'à ce jour, toujours pas sanctionnés. Je sais aussi que mon permanent syndical est conscient du problème et fera tout pour que dans un avenir très proche ces intérimaires retrouvent leur dignité.
Les intérimaires mettent tous leurs espoirs en nos mains et je suis certain que notre syndicat dont la couleur verte est celle de l'espoir a, à coeur, de leur prouver que nous sommes aussi et surtout le syndicat qui défend, avant tout, les intérêts de ces "esclaves modernes". 
                                                           "ouvrier en colère" délégué


                                                   

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oscar 19/11/2011 08:51


Hello Nicole,


Ce qui me plaît chez nous en 'Belgique', c'est que les politiques continuent de se gargariser avec le mot EMPLOI. A longueur de discours on entend que ça. Leur objectif..., la création de
570.000 emplois. Alors que les dominos tombent les uns après les autres, ils persistent et signent dans leur fantasmes. Complètement - semblent-ils - déconnectés de la réalité.
Mais ils en sont bien conscients, ces objectifs sont impossibles à réaliser. Ce qui les préoccupent ces surtout leur propre avenir et conserver une certaine paix sociale le plus longtemps
possible. Et ce avec la complicité tacite ou avérée de certains partenaires sociaux, tels que syndicats, patronnat...


Les chiffres?


Pour trois trimestres: 19263 emplois PERDUS (570.000 + 19263 = 589263) On ne peux pas dire que ça s'améliore.


Au cours de ce même trimestre; 2762 faillites, et c'est pas fini...


Mais un jour, le cochon, à force d'être trop gourmant, se retrouve sous le bac qui le nourrit.

nini37 19/11/2011 08:29


Bonjour,


Je vois qu'il y a du chômage, tout comme par chez nous : les transports pivoin (devenu un autre nom ensuite) de chateau la vallière, viennent de licencier 75 personnes. Que vont elles faire ?
retrouver du travail en toute dignité, mais où et comment ?


Bonne journée.


Nicole

oscar 18/11/2011 19:18


Si tel était le cas, ils auraient bougé depuis longtemps. Tu sais de quoi je parle...

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